Tout savoir sur la Mononucléose

Mononucléose infectieuse

La Mononucléose infectieuse (MNI), appelée aussi « maladie du baiser » est une maladie infectieuse qui est en général bénigne. C’est un virus de la famille des virus herpès (Epstein-Barr Virus) qui en est la cause. Elle ne survient qu’une seule fois dans la vie d’une personne. Après la guérison, le virus demeure dans l’organisme, mais « endormi » jusqu’à la fin de la vie.

Les personnes cibles

Elle peut survenir pendant l’enfance sous la forme d’une infection mineure, sans symptômes particuliers, et peut passer complètement inaperçue. En revanche, quand elle touche les adolescents ou les jeunes adultes entre 15 et 25 ans, elle peut entraîner de graves complications telles que la rupture de la rate, l’hépatite et même le syndrome du Guillain-Barré. Le virus se transmet par la salive et par l’usage d’objets contaminés tels les couverts, les verres…

Les symptômes de la Mononucléose

Des symptômes de la Mononucléose infectieuse sont constatés principalement sur les adolescents et les jeunes adultes, car sur les jeunes enfants, ils sont presque inexistants. En général, l’incubation de la maladie est de 4 à 6 semaines. La personne affectée sent une extrême fatigue accompagnée de maux de tête, de nez bouché et de maux de gorge comme une angine, avec les amygdales blanchâtres provoquant une difficulté à avaler.

Des ganglions sensibles apparaissent sur le cou, au niveau de l’aine et des aisselles. Une conjonctivite peut aussi survenir. Le malade a une très forte fièvre (des fois plus de 39°C), des courbatures et il manque d’appétit. Des troubles neurologiques et psychologiques peuvent être constatés. La rate risque de gonfler.

En principe, les symptômes disparaissent au bout de 2 à 3 semaines, néanmoins la fatigue peut persister pendant quelques semaines, voire plusieurs mois. Il est important de savoir que le malade reste contagieux durant 20 mois après sa guérison.

Le diagnostic et le traitement

La présence du virus dans le sang peut être confirmée grâce à un examen sérologique. Il existe aussi le « MNI-Test » qui est très sensible dans 80% des cas quand il est utilisé dès les premiers symptômes. Toutefois, des faux positifs sont possibles dans 3% des cas. Ce test sera réalisé à partir d’un prélèvement des sécrétions dans la gorge. C’est un moyen d’écarter le diagnostic d’une angine bactérienne à Streptocoque.

Il n’y a pas de traitement spécifique du virus. Il faut observer les mesures d’hygiène habituelles pour éviter la contamination. Seuls sont recommandés le paracétamol et l’ibuprofène pour atténuer la fièvre et les courbatures. Les antibiotiques et les corticoïdes ne sont pas nécessaires. Le malade doit boire beaucoup d’eau et bien se reposer.

Le lien avec d’autres maladies

Des recherches effectuées par des chercheurs américains de l’hôpital pédiatrique de Cincinnati ont démontré que le virus Epstein-Barr, responsable de la Mononucléose peut avoir un lien avec d’autres maladies. En effet, il peut accroître le développement de sept maladies auto-immunes.

Ils ont ainsi détecté dans les emplacements génétiques liés aux risques de survenue de ces maladies, une protéine appelée EBNA2 (Epstein-Barr Nuclear Antigen 2 ou antigène nucléaire 2) qui est un des composants de ce virus. Cette protéine agit sur les lymphocytes B au cœur de leur génome en les empêchant de produire les anticorps qui leur servent à combattre les virus ou les bactéries.

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